Pour une réunion de démarrage d’une démarche aussi globale et en l’absence d’actions opérationnelles, nous avons été agréablement surpris par la mobilisation somme toute significative des attentes de la population qu’a suscité cette toute première rencontre. La présence de Monsieur Aigoin permettant de bénéficier de son vécu et de rendre les choses plus palpables a contribué largement à l’utilité et à l’intérêt de cette première présentation.

Principales questions débattues lors de la réunion publique :

Pourquoi faire un agenda 21 ?

A chaque époque ses besoins, la commune a largement investit dans des équipements pour se mettre à niveau sur ses réseaux, sur ses aménagements afin d’améliorer le cadre de vie de la population. Une nouvelle époque arrive avec peut être moins de gros travaux. Les préoccupations actuelles sont à juste titre autour des questions de développement durable. La démarche d’agenda 21, souple, est une démarche de projet et non de contrainte supplémentaire permettant de réfléchir à l’avenir de la commune.

Pourquoi une démarche communale ?

Le Pays Gorges Causses Cévennes est un niveau tout à fait légitime et adéquat pour engager un agenda 21 qui permettra notamment de mettre en place des actions plus globales, plus lourdes, mieux financées à une échelle de territoire plus étendue. La commune, si elle se sent prête et si elle a le sentiment que la population peut s’impliquer, est tout aussi légitime pour s’engager car la concertation est au cœur de l’agenda 21. Bien sûr le vécu sera différent, les actions seront plus en lien avec la population et mettront sans doute l’accent des actions de sensibilisation mais pas seulement.

Pourquoi envisager l’adhésion et l’appui de l’association « notre village » ?

Depuis le début du mandat où l’idée a germé, il est apparu que nous ne disposions ni des moyens ni du temps pour réaliser de manière satisfaisante l’état des lieux et le diagnostic qui servent de préalable à l’établissement d’un plan d’action. La rencontre avec Monsieur Aigoin représentant une commune à notre échelle et ayant travaillé avec cette association a été l’occasion de prendre contact avec cette dernière. Celle-ci peut nous apporter le regard extérieur établissant une vision de notre territoire ; elle nous fournit l’occasion de nous intégrer dans un réseau d’échange d’expériences.

Comment concrètement la démarche va-t-elle se mettre en place ?

Si le choix se confirme de l’adhésion à notre village, celui ci va réaliser durant quelques mois le diagnostic, s’en suivra la mise en place d’un comité de pilotage composé d’élus et d’habitants ; ce comité de pilotage définira et sera chargé de la mise en place et du suivi des actions qui auront été définies.

La commune a-t-elle déjà engagé des actions ?

Sans attendre d’avoir un cadre définit pour établir un programme d’action, nous avons déjà engagé des décisions notamment autour des économies d’énergie et d’eau sur notre patrimoine (éclairage public, locaux municipaux, village vacance de Blajoux), la création d’un verger conservatoire à Blajoux prétexte à la conservation d’espèces anciennes et à l’évocation de la géographie locale… Et très prochainement une journée de nettoyage des berges du Tarn, le 6 juin qui allie utilité, convivialité et prise de conscience de notre responsabilité vis à vis de cette rivière.

Quelle conséquence sur la politique communale ?

Il se pourrait bien que l’agenda 21 ait un impact fort sur les choix qui seront fait par le conseil municipal sur le mandat en cours en obligeant à croiser les thèmes que nous avons en compétence les uns et les autres (social, investissement, travaux, environnement…). L’agenda 21 sera l’occasion de savoir d’où on part et vers où on veut aller en ayant des éléments objectifs pour évaluer les progrès et les avances sur les thèmes du développement durable à notre échelle et selon nos moyens.