- aménagement du centre de formation de la Boulaine qui sera complété par le stand sur la chasse en battue, un sentier de piégeage, un parcours de formation pour la chasse à l’arc et un stand pour le réglage des carabines (source : Lozère Nouvelle du 07/03/2008)

- construction d’un énième village de vacances « grand luxe » sur le bord du lac de Villefort avec aménagement d’un ponton et mise à disposition d’embarcations et gestion des usages « parce que c’est à la mode » (source : DVD Appâts naturels, carnets de pêche en Lozère)

- développement du nautisme à Naussac

Nous parlons ici d’un PER « départemental », alors afin d’éviter un saupoudrage nuisible à « l’excellence rurale » recherchée, l’enveloppe doit effectivement être concentrée. Cependant, les questions levées par mon article « Pêcheurs en voie de disparition sur le Tarn » restent sans réponses :

- lutte contre la pollution des cours d’eau qui entame un capital important du tourisme en Lozère (pêche, sports d’eau : kayak, canyoning…)

- gestion des conflits d’usage, car si c’est à la mode c’est que le problème se pose

- réflexion pour un tourisme durable, respectueux de l’environnement et des populations locales (le projet de village de vacances de Villefort répond t il à une démarche de tourisme durable, les bâtiments adoptent ils la norme HQE ?…)


Concernant le PER « Gorges du Tarn et de la Jonte » j’espère que les financements ne servent pas uniquement à l’aménagement de quelque trottoir et à la rénovation de quelque patrimoine vernaculaire !

En effet, ce territoire doit absolument profiter de cette enveloppe pour développer un pôle touristique identifiant (pourquoi pas Sainte-Enimie ?) en investissant lourdement dans un projet de tourisme durable. Nous savons que la Lozère souffre d’un déficit d’image très important et particulièrement pour ce qui est des Gorges du Tarn qui appartiennent à l’Aveyron dans la tête des français. Le développement d’un pôle touristique à Sainte-Enimie constituerait un « point d’attractivité » qui bénéficierait à l’ensemble des Gorges du Tarn et sur lequel la communication du territoire en direction des touristes pourrait s’appuyer.

En somme, la Lozère a la chance de profiter d’enveloppes « PER » conséquentes. Elle doit investir pour l’avenir en développant de véritables pôles d’excellence rurale afin de ne pas rater le train du XXI° siècle : la qualité et le respect de l’environnement comme support de l’attractivité (touristique, résidentielle…), comme elle a raté le train de l’industrialisation du XIX° siècle.



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