PARTICIPEZ A UN PROJET DURABLE POUR LE DEPARTEMENT DE LA LOZERE
Par NG le lundi, 18 février 2008, 18:40 - Politiques publiques - Lien permanent
Je vous invite à enrichir cette contribution en postant des commentaires selon vos champs de compétences afin de participer à l’élaboration d’un projet de développement durable pour le Département de la Lozère. Une rencontre entre les contributeurs qui en auront fait la demande sera organisée, sous la forme d’une journée de travail, pour formaliser ce projet qui sera présenté aux élus du Département.
M Pourquier, Président du Conseil Général de la Lozère, profite de la dernière page de la Lozère Nouvelle du 01/02/08, pour nous décrire sa méthode à la présidence du département : réalisme et pragmatisme.
2007-2013 : la Lozère a de l’avenir
Le Conseil Général a initié en 2006 le projet Lozère 2007-2013 qui a permis d’identifier 8 enjeux principaux :
- Aménager le territoire départemental (désenclavement physique et numérique)
- Résoudre la problématique du foncier (manque de terrains disponibles)
- Contribuer au maintien et à l’amélioration du cadre de vie
- Accueillir de nouvelles populations
- Préserver et valoriser le capital environnemental de la Lozère
- Gérer la ressource en eau
- Soutenir et développer les activités économiques existantes et favoriser la création d’entreprises nouvelles de services et de production
- Dynamiser l’image de notre département
18
Une démarche compartimentée
Ces enjeux sont ressortis d’une phase de concertation qui s’est conclue le 29 septembre 2006 par la tenue d’un forum ouvert au public durant lequel les enjeux cités ci dessus sont décrits par Monsieur Pourquier et quelques pistes d’actions sont également évoquées.
Il faut se réjouir qu’une telle démarche ait eu lieu en Lozère, elle a permis une mobilisation et une réflexion importante en mobilisant les acteurs du développement départemental. Cependant, les 8 enjeux retenus ne permettent pas de dégager une « vision », un « cap » pour la Lozère.
De plus, le plan d’actions qui a découlé du projet « la Lozère a de l’avenir », même s’il prend en compte les trois piliers du développement durable, ne fait pas l’objet d’un suivi qui permettrait d’en évaluer les gains économiques, sociaux et environnementaux. Il est également nécessaire d’évaluer l’articulation et la cohérence de ces actions entre elles et avec les objectifs définis à un niveau supra départemental (régional, national, européen).
Ainsi, à titre d’exemples :
Les crédits européens : niveler par le bas
A ce sujet, Monsieur Pourquier dit dans la Lozère Nouvelle du 01/02/08 : « ma seule préoccupation c’est que l’ensemble du territoire soit couvert par les crédits Leader 5 et que personne ne perde le bénéfice de ces crédits européens ». Certes…, c’est la base nécessaire au territoire lozérien, mais il pourrait être intéressant que la SELO 6 , qui était chargée de l’animation du programme « Leader Gévaudan » 17, nous présente son bilan afin d’en évaluer les retombées sur nos territoires (évaluation prévue par la fiche action n°3 du programme) : Combien de projets ont bénéficié de ces aides, pour quel montant ? Quel a été l’impact de ces projets sur l’économie, l’environnement et la population ?…
Cette évaluation permettrait de mettre en valeur les résultats d’un tel programme pour le département et renforcerait la crédibilité d’une telle démarche auprès des porteurs de projets.
Cela permettrait également d’identifier les actions qui ont fonctionné et les éventuels dysfonctionnement pour s’assurer de la qualité des dossiers déposés, selon des critères de développement durable, et de définir l’ambition des projets qui bénéficieront de ces aides.
En bref, à l’argument « quantitatif » (couverture de l’ensemble du territoire), je préférerais un argument « qualitatif » garantissant le soutien à des projets relevant d’une stratégie globale de développement durable du territoire départemental.
Un département « 100% énergies renouvelables »
Monsieur Pourquier a également annoncé l’objectif de faire de la Lozère un département 100% énergies renouvelables. Cet objectif est d’autant plus réjouissant qu’il est réaliste ! En effet, un département rural et forestier de 75 000 habitants se doit d’être exemplaire sur ses consommations d’énergies. Par contre la création d’une maison des énergies renouvelables et la distribution de quelques subventions ne suffira pas, il s’agit de valoriser, d’optimiser les ressources locales :
Si l’on en croit les slogans départementaux (« Lozère tu m’aères », « En Lozère votre entreprise respire ! »), les éoliennes ont leur rôle à jouer ! Alors pourquoi attend on le schéma départemental de développement de l’éolien qui est dans les tuyaux depuis plusieurs mois ? Pourquoi n’y a t il toujours pas la moindre ZDE (Zone de Développement de l’Eolien) en Lozère ? 1
Avec un département boisé à 45%, le « bois-énergie » constitue également une ressource importante qui sera notamment valorisée au travers de la future usine de cogénération (faisant l’objet d’un pôle d’excellence rurale porté par la communauté de communes de la Haute Vallée d’Olt) qui alimentera un réseau de chaleur à Mende et produira de l’électricité. Mais où en est la structuration de la filière bois en Lozère ? Il s’agit de mettre en rapport les producteurs de combustible (granulés, plaquettes…) et les consommateurs (collectivités, particuliers, entreprises…). Ces derniers ont besoins d’être rassurés sur l’approvisionnement (quantité, prix) d’une installation de chauffage automatique à bois. Le Grenelle avait proposé la mise en place d’un plan national de mobilisation de la ressource. Sachant que le bois doit être consommé localement, la Lozère doit mettre en place un tel dispositif afin d’optimiser cette source importante d’énergie d’origine renouvelable. 2
Toujours sur le thème du bois, le conseil général a initié une réflexion pour un « projet de centre d’expérimentation sur la forêt », en proposant de mettre à disposition un centre de recherche et une forêt à une équipe de scientifiques, chargés de travailler sur la lutte contre l’effet de serre. Ce projet ne doit pas échapper à la Lozère, quel est son état d’avancement ?
La Lozère possède également un potentiel « solaire » important avec un ensoleillement de 2090 heures annuelles à Mende. Le Conseil Général s’est engagé dans un soutien financier aux projets collectifs de solaire thermique par le versement de subventions.
Le Département a donc choisit de ne pas aider les installations individuelles qui bénéficient dores et déjà d’aides substantielles de la part de l’Etat, par un crédit d’impôts (qui n’est prévu pour l’instant que jusqu’en 2009) et de la région. Pourtant ces aides financières ne suffisent pas, les porteurs de projet individuels sont confrontés au manque de main d’œuvre qualifiée (artisan labellisé Qualisol par exemple) pour l’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable.
Eviter a tout prix que les pionniers essuient les plâtres
Cette labellisation pose également un autre problème : celui de la crédibilité de la démarche d’installation de panneaux solaires par exemple, par un particulier. En effet, cette installation se doit d’être irréprochable (rentable) pour que la personne qui en bénéficie puisse en encourager le développement, par le récit d’une expérience positive. Il est donc primordial pour le développement de cette filière que les installateurs disposent d’une formation suffisante, garantissant un bénéfice pour le particulier qui fait la démarche d’installer un moyen de production d’énergie renouvelable.
Ce panorama est très partiel, mais il est révélateur : notre département a le potentiel pour atteindre l’objectif de 100% énergies renouvelables. Alors où en est la Lozère ? Quelle est la consommation énergétique de la population départementale ? Quelle est la part actuelle d’énergie renouvelable dans cette consommation ? Quels sont les moyens mis en œuvre par le Conseil Général pour atteindre l’objectif ? Ces moyens sont ils à la mesure des résultats attendus ? Existe t’il un véritable outil permettant d’évaluer cette évolution afin d’orienter et de cibler les actions du Conseil Général ?
On observe, qu’en matière de développement des énergies renouvelables, les moyens « d’encouragement » déployés sont essentiellement d’ordre financier (subventions). La création d’une maison des énergies renouvelables devrait résoudre le problème de l’information des porteurs de projet. Reste le problème de l’organisation des filières, de la formation des acteurs et de l’éducation pour une « culturelle générale du développement durable ».
Mettre le paquet sur l’éducation et la formation
Le département organise chaque année, par l’intermédiaire du REEL 9, les collégiales. Cet événement regroupe les collégiens en classe de 6e du département qui sont amenés, pendant une journée, à réfléchir sur des problématiques « environnementales ». Cet événement a permis en 2007 de sensibiliser à la protection de l’environnement 900 élèves en les faisant participer à des ateliers sur le thème de l’eau.
Par contre l’éducation et la formation sont absentes du projet Lozère 2007-2013 ! Alors quand on sait que seulement 16% de la population française connaît la définition du développement durable 10 il y a probablement quelques chose à faire au niveau du département qui a en charge les collèges. En effet, les enfants ne doivent pas sortir du collège sans avoir entendu parler du développement durable, du réchauffement climatique, des énergies renouvelables, de la biodiversité…bref, des enjeux qui feront leur avenir.
Egalement, le Conseil Général, avec la décentralisation, compte un personnel de plus en plus important, avec des compétences et un champ d’action très varié (routes, eau, environnement, social, éducation…). Il faut envisager une formation de ces personnels aux principes du développement durable et à leur application dans le cadre de leurs missions.
Un outil d’aide à la décision
Le Conseil Général de la Lozère dispose d’un service « information géographique » très performant. Ce service met à la disposition des collectivités lozériennes des informations géographiques (type photo aérienne) et mène la numérisation du cadastre des communes lozériennes. Ces « référentiels », constituent la base de « systèmes d’informations géographiques » dont disposent toutes les municipalités dans le département. Ces systèmes sont utilisés pour consulter le cadastre par exemple et peuvent être enrichis de toutes sortes d’informations, nécessaires à la gestion des collectivités (réseaux d’eau et d’assainissement, urbanisme…). La connaissance du territoire étant un préalable indispensable à l’action publique, un tel outil permet donc au décideur une prise de décision plus efficace. Ce type d’outil doit être « mutualisé » afin de mettre en commun la connaissance du territoire du département (services de l’Etat : DDE, DDAF, DDASS, services du Conseil Général, des mairies…). Une connaissance plus fine, mieux organisée et centralisée du territoire est nécessaire à l’application d’une politique durable qui doit mettre en œuvre des solutions de développement adaptées aux besoins des populations et respectueuse de l’environnement.
Un potentiel touristique dévalorisé
La variété des paysages et des milieux naturels de la Lozère en fait un des départements français au potentiel touristique le plus important. Mais ce potentiel est « gâché » par un déficit d’image à l’extérieur du département. Faites l’expérience : dites « Gorges du Tarn », on vous répond Aveyron ; dites « Cévennes » ou « Mont-Aigoual », on vous répond Gard ; dites Aubrac, on vous répond Aveyron ; dites Margeride, Mende, Mont-Lozère…on vous répond c’est où çà ?! La Lozère doit être fière de son territoire et surtout, elle doit le faire savoir !
Prenons l’exemple du dernier classement de l’hebdomadaire national « l’Express » qui met en avant la Lozère en la classant « n°1 pour l’accueil des Seniors ». C’est un formidable outil de promotion de notre département, il s’agit de capitaliser sur cet événement. Où sont les campagnes de communication du Conseil Général pour valoriser la Lozère auprès des Seniors ? La Lozère avait déjà bénéficié d’un classement favorable il y a quelques temps dans le même magazine où le département avait été classé 1er pour l'environnement. Mais aujourd’hui, chaque français devrait le savoir, pas seulement les lecteurs de l’Express ! (et les lozériens !)
Une disproportion entre hébergements et activités
En outre, la Lozère dispose d’une capacité d’hébergement touristique vraiment importante et un projet de construction d’un nouveau village de vacances est en cours au Massegros. Par contre, l’offre d’activités est beaucoup trop faible. 3
Il faut en effet assurer les touristes qu’ils disposeront, en plus d’un cadre d’une grande qualité, de services irréprochables et d’activités variées (culturelles, sportives…)
Le développement d’un tourisme « vert » n’implique pas l’absence de réflexion sur les activités proposées :
- sports de plein air (pêche, chasse, loisirs d’eau, escalade, randonnée à pied, VTT, cheval…)
- sites touristiques
- sites historiques et culturels…16
Evaluer l’impact de l’activité touristique
Par ailleurs, l’activité touristique pose des problèmes d’impacts sur l’environnement et les populations locales qui doivent être intégrés à la réflexion départementale sur le développement du tourisme. Ces impacts sont dû à l’augmentation de la fréquentation sur des sites parfois très sensibles ce qui peut notamment occasionner :
- des pollutions des eaux superficielles, lorsque les systèmes d’assainissement en place ne sont pas dimensionnés pour accueillir l’augmentation provoquée par l’afflux estival de touristes (cas du Tarn dont la pollution peut être extrême en cas de sévère étiage, avec l’apparition de cyanobactéries).
- des conflits d’usage entre utilisateurs d’un même site (kayakistes, pêcheurs, chasseurs, randonneurs ? motards…) 4
Le conseil général de la Lozère porte un Pôle d’Excellence Rurale intitulé « Accueil Chasse et Pêche en Lozère une dynamique de territoire » qui « vise à donner une nouvelle dynamique de chasse et de pêche en Lozère tout en conciliant le développement économique social et environnemental et en fédérant les acteurs des filières chasse, pêche et tourisme. »
Je pense notamment aux pêcheurs des Gorges du Tarn, confrontés aux kayakistes ou aux randonneurs qui doivent composer avec les nombreux évènements « motorisés » qui jalonnent la belle saison pour choisir un itinéraire…Je pense également à la pauvre rivière du Tarn qui doit « supporter » l’augmentation de fréquentation estivale…
A ce propos, l’Opération Grand Site « Gorges du Tarn » est beaucoup trop discrète et son rôle ne doit pas se cantonner à la gestion de la rivière ou de quelques aménagements de village. Elle doit s’investir dans la promotion d’un tourisme durable, respectueux de ce site exceptionnel.
La charte des bonnes pratiques dans les espaces naturels, ciblée sur les loisirs motorisés de la Commission Départementale des Espaces, Sites et Itinéraires (CDESI) est bien maigre pour faire face à tous ces conflits d’usage 15. Une réflexion pour un tourisme durable doit être menée au plus vite, pour concilier « le développement économique social et environnemental et en fédérant les acteurs des filières chasse, pêche et tourisme » comme l’évoque la description faite de ce Pôle d’Excellence Rurale par la Préfecture.
L’accueil de populations nouvelles
Deux éléments principaux de la démographie lozérienne doivent être considérés pour améliorer la situation départementale :
L’augmentation récente de la population dans le département de la Lozère est due au solde migratoire, le solde naturel (naissance – décès) reste négatif. Cette augmentation repose donc uniquement sur l’attractivité de notre département, qui elle même repose sur son image à l’extérieur. On a vu dans le point précédent, consacré au tourisme, que la Lozère souffre d’un déficit d’image, l’amélioration de cette image en augmentant la visibilité de la Lozère au plan national est donc primordiale pour espérer atteindre l’objectif de 80 000 habitants qui permettraient au département d’atteindre une certaine « masse critique » et d’envisager ainsi plus sereinement son développement.
Le déséquilibre de la pyramide des âges fait apparaître un déficit flagrant des jeunes populations, accentué pour les jeunes de 20 à 25 ans. Ce déficit s’explique par deux phénomènes : le solde naturel négatif et le manque d’offre d’enseignement supérieur qui oblige les étudiants à quitter le département. Il faut donc « stimuler la natalité » et développer l’enseignement supérieur, ne pas se disperser et créer un véritable pôle universitaire à Mende qui compte déjà une antenne de l’université de Perpignan. 8
L’agriculture
Je ne reviens pas sur le rôle de l’agriculture pour le développement durable, je citerai juste, à titre d’exemple, trois actions importantes qui pourraient servir de base de réflexion à une agriculture lozérienne durable :
- en 2007, le Conseil Général a cessé de subventionner le drainage des zones humides, décision nécessaire, quelque peut tardive, mais qui apporte un réel gain en terme notamment de gestion de l’eau et de biodiversité. Ce qui met fin à une aberration écologique mais aussi largement contre-productive économiquement .
- le Pôle d’Excellence Rurale « Valorisation du lait des montagnes de Margeride » a permis à une coopérative d’exploitants agricoles de transformer son lait localement en yaourts et fromage blanc. Ce projet permet donc le maintient, dans une région difficile, d’une activité économique et des emplois qui y sont liés et de produire, transformer et consommer localement un produit qui, j’en suis sûr, remplit de fierté les lozériens.
- le label « Agneau de Parcours » du Parc National des Cévennes qui, s’il a montré une certaine « faiblesse » économique (la masse critique permettant de rentabiliser le coût de la labellisation n’est pas atteinte), a un gain environnemental incontestable puisqu’il garantit le maintient des paysages ouverts des causses. Il faut donc le rendre durable par une autonomie économique accrue (diversification, transformation, réduction des coûts de labellisation ?)
Pour l’agriculture, le salut est donc dans une production de qualité, respectueuse de l’environnement. Le Conseil Général devra encourager ces modes de production (type « agriculture biologique »).
Une gestion exemplaire des déchets
La gestion des déchets est exemplaire en Lozère avec un maillage important de déchetteries, une communication sur le tri sélectif et une collecte et un traitement organisé au niveau départemental vers le site du Redoundel. Ce « centre départemental de traitement biologique des déchets ménagers » met en œuvre des techniques de traitement des déchets novatrices.
En outre, un Pôle d’Excellence Rurale « création d’un éco-site et développement de la filière de valorisation des déchets en Lozère » est porté par le Syndicat Départemental d’Electrification et d’Equipement de la Lozère (SDEE) en association avec Environnement Massif Central et Astralhor. 14
Ce projet consiste en la création d’une plate-forme unique qui permettra, à l’échelle interdépartementale, de stocker, traiter et valoriser des déchets d’origines diverses dans une logique de développement durable : la préservation de l’environnement, le soutien à l’emploi des publics fragiles et la performance économique.
L’eau
La problématique de l’eau est transversale aux thèmes cités ci dessus : il s’agit de préserver la qualité et la quantité de la ressource. La Lozère, constituant l’amont du bassin versant de rivières telles que l’Allier, le Tarn, le Lot, la Truyère… a une grande responsabilité s’agissant de la gestion de la ressource en eau. Compte tenu de la densité de population la plus faible de France (14 hab/Km²) et de l’absence d’industrie, les rivières doivent donc « sortir » du département avec une qualité irréprochable…ce n’est pas le cas : une véritable honte pour un territoire qui vante sa qualité de vie et son environnement préservé.
Le Conseil Général, conscient des enjeux, et des faiblesses de la gestion actuelle de la ressource en eau de notre territoire, s’est lancé dans une démarche de « gestion durable de la ressource en eau » dans le cadre de la démarche AQUA2020 11 qui poursuit le double objectif de :
- satisfaire les besoins en eau des populations et garantir à tous, à l’horizon 2020, l’accès à une ressource suffisante,
- préserver la qualité des milieux aquatiques, facteurs d’attractivité et de développement économique du territoire régional
Pour cela, il s’est donc engagé à :
- Garantir durablement l'approvisionnement en eau potable des populations
- Accompagner les démarches de maîtrise de l'eau pour l'agriculture
La problématique de la ressource en eau fait également partie des enjeux énoncés par le projet Lozère 2007-2013, alors quel est l’objectif à atteindre ? Quels sont les moyens mis en œuvre par le Conseil Général ?
Un manque de vision à long terme
En bref, ces quelques exemples montrent qu’il y a un potentiel et une certaine volonté d’agir, mais la politique engagée jusqu’à aujourd’hui manque de cohérence et de vision à long terme. La mise en œuvre de cette politique « réaliste et pragmatique » consacre la part d’investissement du budget départemental (qui est importante soi dit en passant) à des projets et des actions d’équipement, d’aménagement, de construction… Une part plus importante doit être consacrée à la réflexion et à l’engagement en faveur d’une cohérence des actions menées pour l’atteinte d’un objectif de développement durable, et à leur évaluation selon des critères durables.
Le Conseil Général de la Lozère doit se doter d’une réelle politique de développement durable.
Cette politique doit s’appuyer sur une démarche scientifique et de concertation qui permettra de définir les objectifs à atteindre ; et être évaluée par des critères qui permettront aux citoyens lozériens d’apprécier de manière objective les bilans de fin de mandat de nos représentants élus.
Monsieur Pourquier, en énonçant des objectifs ambitieux pour notre département a montré sa conscience des enjeux de notre époque qui poussent les territoires à un développement plus durable. Moi je dis : chiche ! Que la Lozère se donne réellement les moyens de ses ambitions en se dotant d’une réflexion « pragmatique » pour un développement durable :
- mise en place d’un agenda21 et de critères d’évaluation de la politique départementale selon les trois piliers du développement durable que sont l’économie, le social et l’environnement
- élaborer un diagnostic énergétique du territoire départemental et un observatoire de l’énergie
- élaborer un schéma départemental du tourisme durable
- mettre en place un plan départemental de mobilisation de la ressource bois
- élaborer un schéma départemental de développement de l’éolien
- mobiliser les moyens existants (Lozère Développement 19, POLEN 7, le service communication du Conseil Général…) afin de mettre la Lozère dans la tête des français
- augmenter la « culture générale du développement durable » des collégiens et du personnel du Conseil Général
Je laisse d’autres sujets, tout aussi sensibles et importants pour la Lozère, à d’autres contributeurs dont le raisonnement est plus avancé sur ces thèmes et notamment : la RN88 à 2x2 voies, les TIC 12 (téléphonie mobile, Internet haut débit), le médico-social, le bâtiment (HQE 13)…
1 voir l’article « La Margeride et les éoliennes »
2 voir les articles « Bois énergie et gestion forestière » et « Le combustible bois sous exploité »
3 voir cartes « Capacité d’hébergement touristique » et « Principaux sites touristiques » dans la rubrique tourisme de l’atlas cartographique
4 voir les articles « Pêcheurs en voie de disparition sur le Tarn » et « La Lozère terrain de jeux des sports mécaniques »
5 Leader : Liaison Entre Actions de Développement de l'Économie Rurale. C’est un programme européen destiné aux zones rurales.
6 SELO : Société d’Economie Mixte de la Lozère
8 voir cartes de population dans la rubrique « Milieu Humain » de l’atlas cartographique.
9 REEL : Réseau d’Education à l’Environnement en Lozère
11 Télécharger le dossier de presse de la démarche AQUA2020
12 TIC : Technologies de l’Information et de la Communication
13 HQE : Haute Qualité Environnementale
14 voir carte « PER » dans la rubrique projets de l’atlas cartographique
16 voir carte « Principaux sites touristiques » dans la rubrique tourisme de l’atlas cartographique
18 Télécharger la plaquette « 2007-2013 la Lozère a de l’avenir » sur le site du Conseil Général de la Lozère
19 L'agence Lozère Développement
Découvrir la Lozère :
Atlas cartographique - Diaporama - Panoramiques

Commentaires