Cette intervention, portant sur le marché des combustibles pour le chauffage automatique à bois en France et en Europe, était plutôt à destination des professionnels du secteur (exploitants forestiers, bureaux d’études, négociants…). Cependant, les collectivités de nos territoires ruraux et montagnards ont un rôle important à jouer pour le développement de cette filière et un gain à en tirer sur le plan financier (compte tenu de l’augmentation des combustibles fossiles) bien sûr mais aussi afin de participer à la lutte contre le réchauffement climatique en utilisant une énergie renouvelable.

Le combustible bois (plaquettes, granulés) utilisé pour le chauffage automatique est le plus intéressant à grande échelle car il permet de conserver l’avantage d’un système basé sur le fuel (il n’est pas nécessaire d’alimenter « à la main » comme avec les bûches de bois), tout en utilisant une ressource renouvelable et en faisant des économies de l’ordre de 30 à 40% par rapport au fuel.



M. Douard décrit tout d’abord un marché du bois énergie très conséquent car il représente (en Europe) :

- 30 millions de ménages (5 à 6 millions en France)

- 10 000 chaufferies collectives

- 50 000 installations thermiques professionnelles

- 500 installations de cogénération (production de chaleur pour alimenter un réseau et d’électricité)

En 2005, la consommation de bois pour produire de la chaleur s’élevait à 55 Mtep1 en Europe et à 9.2Mtep en France.

Sachant que 32% de l’accroissement annuel des forêts européennes n’est pas récolté, ce sont 186 000 000 m3 de bois (45Mtep) qui restent mobilisables annuellement.

M Douard faisait donc remarquer aux professionnels qu’il existe un potentiel très important, même si le secteur est en pleine explosion depuis 2003, nous n’en sommes qu’à la « préhistoire » de la filière. Il a beaucoup insisté sur l’intérêt que pourrait avoir les producteurs de combustible à se doter d’agents commerciaux capables de proposer, notamment aux collectivités, des solutions compétitives face aux concurrents (propanier, gazier, fuelistes) pour gagner des parts de marché. Il insiste en outre sur la nécessité de s’organiser de manière à proposer aux clients des solutions « clé en main » : matériel, installation, garantie d’un approvisionnement de qualité et continu.

Propositions :

Si la filière doit évidemment s’organiser pour faire face à la demande, les collectivités elle, peuvent agir à plusieurs niveaux :

- investir dans des appareils de chauffage à bois automatiques pour chauffer toute nouvelle construction

- inciter les producteurs de combustibles à s’organiser en réalisant des plans d’approvisionnement privilégiant la filière locale

- communiquer sur les avantages des solutions de chauffage à bois automatique

- continuer d’inciter à l’installation de ces systèmes de chauffage (à l’heure actuelle, il existe une opération accordant des crédits d’impôts pour ces installations qui se termine en 2009).




1 millions de tonnes équivalent pétrole


ITEBE, Institut des BIOENERGIES
Mission bois-énergie de la CCI de la Lozère



Découvrir la Lozère :
Atlas cartographique - Diaporama - Panoramiques